Les serpents que j’espère observer en Equateur

Mars arrive à grand pas, et le séjour de survie que j’encadre au cœur du berceau de la forêt amazonienne me laisse espérer quelques belles rencontres. Avec près de 180 espèces et une diversité des plus importantes de la planète, l’exercice risque d’être difficile et périlleux. Avec ma collègue Dominique Granger brillante photographe d’aventure, j’espère vous ramener des clichés de toutes les espèces ci-dessous.

Le boa émeraude (corallus caninus)

 

Probablement une de mes espèces  préférées de boidae. Son nom provient de la couleur émeraude de sa robe. La difficulté pour observer ce serpent est surtout dans le fait qu’il vit en permanence dans les arbres, et ne descend au sol que de nuit pour chasser. Ça tombe bien je n’avais pas l’intention d’aller dans la jungle pour dormir.Autre élément fascinant : ovovivipare, les bébés de cette espèce naissent de couleur rouge et obtiennent leur robe définitive après quelques mois.

Le célèbre anaconda vert (Eunectes murinus)

 

En 2016 Dans le cadre d’un documentaire de la BBC, l’aventurier et réalisateur Gordon Buchanan partait à la rencontre de la tribu des Waorani. Il avait pu alors observer en Equateur un anaconda de plus de 5m. Bien des légendes circulent autour de ce géant d’Amazonie, mais on est bien loin des films des années 90 du même nom aux effets spéciaux douteux. Beaucoup de gens le considèrent à tort comme le plus grand serpent du monde, alors qu’il s’agit en fait du python réticulé. Lors de notre avancée en pirogue sur le fleuve, j’espère que la chance sera de notre côté pour observer ce gros reptile.

Le bushmaster (Lachesis Muta)

 

Nombreux sont les herpétologistes qui rêvent de croiser ce reptile, qui est le plus grand serpent venimeux d’Amérique du sud. Rare, ce serpent fait partie des viperidae, d’ailleurs certains le surnomment vipère à tête noire, ou encore grage à grands carreaux. La quantité de venin cytotoxique qu’il peut vous injecter lui fait bien mériter son nom de « maître de la brousse ».

Le bothrops

 

J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois cette espèce dans la jungle ; De la famille des viperidae il est probablement le serpent qui cause le plus grand nombre de morsures en Amérique du Sud. Relativement courant, il aime se cacher sous les souches et dans les branchages.Son venin va avoir un impact sur la coagulation sanguine car il  dégrade le collagène, la gélatine, la fibronectine, le fibrinogène et la fibrine .Pour faire simple, votre sang va devenir beaucoup trop liquide et vous allez faire diverses hémorragies internes et externes.

Le serpent corail

 

Le seul elapidae de mon article. C’est un serpent craintif et les cas de morsures sont rares, mais son venin neurotoxique est redoutable pour l’homme : une paralysie du système nerveux peut entraîner la mort par insuffisance respiratoire. Attention, on peut le confondre avec le faux corail, et la règle de l’ordre des couleurs n’est valable qu’en Amérique du Nord ; En effet  aux USA le corail aura toujours l’ordre de couleur suivant :rouge-jaune-noir-jaune-rouge. D’où le dicton « noir sur jaune, tue la faune ». Malheureusement en Amazonie cela ne fonctionne plus.

Verdict à notre retour fin mars ; J’espère pouvoir vous ramener le plus grand nombre de photos des serpents cités ci-dessus, et pourquoi pas d’autres espèces car dans cette immensité de la biodiversité, je pense que nous aurons bien des surprises…

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